La philosophie dans le boudoir | 
agrandir | Auteur: Marquis De Sade Créateur: Marquis De Sade Éditeur: Editions 10/18
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Média: Poche Pages: 310 Poids (kg): 0.4 Dimension (cm): 7 x 4.3 x 0.6
ISBN: 2264024917 EAN: 9782264024916 ASIN: 2264024917
Date de publication: Novembre 17, 1999 Disponibilité: Habituellement expedie sous 24 h
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Amazon.fr Cachez cet auteur que je ne saurais voir. J'ai nomme le marquis de Sade. Grand absent des anthologies scolaires, Sade fut longtemps le paria de la litterature francaise. Et pourtant, c'est bien de litterature qu'il s'agit et d'education qui plus est. La Philosophie dans le boudoir, chef-d'œuvre du divin marquis, est le plus ambitieux des manifestes du libertinage jamais ecrit. Avec Sade, l'acte accompagne toujours la theorie et il est plaisant de voir son Dolmance, male incroyablement membre dans la pleine possession de ses moyens, eduquer la jeune Eugenie, 15 ans a peine, aux acrobaties du corps et a la gymnastique de l'esprit. Confiee aux mains de Mme de Saint-Ange et de Dolmance, Eugenie, eleve douee, progresse tres vite dans le domaine du plaisir. "Nous placerons dans cette jolie petite tete tous les principes du libertinage le plus effrene, nous l'embraserons de nos feux, nous l'alimenterons de notre philosophie", annonce Mme de Saint-Ange. Au terme de 300 pages voluptueuses, la jeune fille ignorante sera devenue experte et aguerrie en philosophie du plaisir. La Philosophie dans le boudoir n'est pas un classique de l'erotisme, c'est le livre fondateur, la Bible du plaisir qui pourrait faire passer le Kama Sutra pour une simple fiche technique. --Denis Gombert
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ennuyeux... Septembre 26, 2008 Soulier 5 sur 6 ont trouvé ce commentaire utile
Je dois etre une petite nature ou insensible au chef d'oeuvre ultime (si, si, il y en a qui le pense...), mais je me suis profondement ennuye a la lecture de cet ouvrage. Tirant les grosses ficelles bien crades d'une lubricite qu'un pornographe actuel pourrait sans peine egaler, le Marquis signe la une oeuvre bien triste. Non pas triste, comme j'ai pu le lire, concernant la profonde solitude (!) dans laquelle baigne ses personnages (sans profondeurs et intrinsequement pathetiques), mais tristesse de voir un ecrivain se vautrer complaisamment dans le sordide. Ce qui est amusant, c'est que nous avons l'impression, au fur et a mesure que nous tournons les pages, que l'auteur cherche par tous les moyens possibles et inimaginables a choquer, et ce de maniere basique, facile et, n'en deplaise a certains, d'une folle banalite. Alors, autant choquer pour choquer, pourquoi ce cher Marquis n'a t-il pas introduit dans son recit quelques bribes de necrophilie, de scatologie, voire de necro-scatologie ? Parce qu'en lisant certaines pages, on arrive a se demander pourquoi s'encombrer l'esprit de chose si malsaine et franchement repugnante, quand la litterature, la vrai (il n'y a rien de plus subjectif, je vous l'accorde), regorge d'oeuvre passablement meconnue (a ce titre, les contes licencieux du meme auteur sont autrement plus fins et meconnus). Les lecteurs assidus de la Philosophie dans le boudoir me repondront surement que l'injection d'une maladie mortelle par le biais d'un viol est un acte d'une poesie enflammee ou que la suturation de certaine partie se veut une metaphore de notre incapacite a communiquer avec autrui...mouais...dans ce cas la, je pourrais facilement commenter les sous-entendus nombreux qui se cachent au sein d'une oeuvre philosophique telle que Picsou Magazine ou le Journal de Mickey...rien de plus facile que de parler sur du vent. Treve de bla-bla...je comprends que l'on puisse aimer ce genre de litterature, mais chercher des sous-entendus, des etats de pensees sous-jacents ou je ne sais quoi de profond (sans mauvais jeu de mot...), c'est donner a un vulgaire roman de cul une importance qu'il n'a pas.
Pour connaitre Sade Décembre 2, 2007 David W.J. (Paris) 2 sur 2 ont trouvé ce commentaire utile
Alternance de scenes pornographiques (toutes en dialogues) et de lecons anti-morales. Sade renverse les valeurs : tout ce qui est mal devient pour nos debauches le savoir vivre. Satisfaire ses instincts, sans tabou ni limites : inceste, meutre, cruaute sont justifies. C'est facile a lire, et l'on concoit sans peine a quel point cela a pu etre choquant (ca l'est toujours d'ailleurs). Sade partageait-il reellement la philosophie de Dolmance ? On a du mal a l'imaginer si diabolique. A deconseiller aux lecteurs sensibles.
Sade ou la tristesse de ses libertins... Septembre 10, 2006 Taliesin (France) 13 sur 14 ont trouvé ce commentaire utile
C'est un ouvrage tres interessant a lire, dont la philosophie laisse songeur... Sade enoncait deja des idees dont on retrouvera la trame chez certains penseurs qui viendront apres lui. Sans etre vraiment specialiste du monde sadien, j'ai percu de la tristesse et beaucoup de solitude dans cet ouvrage. Sade etait emprisonne, revolte contre la societe qui l'avait mis derriere les verrous et j'ai cru percevoir cet isolement (encore une fois, je ne suis pas specialiste), dans ses ecrits. Les scenes erotiques me semblent caricaturales, presque irreelles. En effet, il n'y a que la parole du libertin qui condamne, aussi bien par le verbe que par le geste, sans sembler s'apercevoir qu'il s'adresse a un autre. Sa parole est froide et incisive, ses gestes ordonnes, presque mecaniques. Il n'y a pas de reel dialogue, le libertin s'adressant soit a une victime qui n'existe quasiment pas ou a un converti qui n'a pas besoin d'etre convaincu. En fait, tout me semble etre pretexte pour que le libertin se parle a lui-meme, pour qu'il laisse eclater sa colere et sa revolte. L'autre n'existe pas pour lui-meme, il n'est la que pour permettre au bourreau d'epancher son coeur. Aussi nombreux soient-ils dans la meme piece, les personnages semblent faire chacun un long monologue ne s'accordant pas toujours avec celui des autres. Les heros semblent etrangement seuls meme en compagnie des autres, a tel point que la question de savoir qui est vraiment la victime, entre le libertin et la personne qui lui est soumise, se pose. C'est tres deroutant mais terriblement interessant a decouvrir.
Quand eclate le genie de Sade Mars 29, 2005 Daniel Fattore (Fribourg, Suisse) 4 sur 5 ont trouvé ce commentaire utile
Le lecteur averti degustera "La Philosophie dans le boudoir" a tous les niveaux qu'il propose: certes, on y trouve des descriptions franchement crues de moments d'abandon amoureux. L'auteur y narre egalement le plaisir que les personnages presents y prennent. Le tout, dans la langue du XVIIIe siecle, portee par un excellent style. Mais cela lui sert surtout de socle a l'elaboration d'une grande theorie philosophique du plaisir individuel a tout prix, comme seule regle de vie. L'auteur l'expose avec complaisance, mais surtout avec un soin du detail qui fait que pour un peu, on se laisserait presque convaincre... Bref, le Divin Marquis legue la un ouvrage genial a sa maniere, qu'il faut mediter, et mediter encore.
Decouvrir Sade ecrivain et auteur d'un systeme s'impose Août 21, 2004 Max Weber (France) 9 sur 11 ont trouvé ce commentaire utile
Nul auteur plus mal compris que Sade, dont la seule mention evoque le terme sadisme, comme si l'oeuvre du divin marquis devait se resumer a une apologie de la violence dans les pratiques sexuelles. Rien de plus idiot que de s'en tenir la, et de passer avec pudibonderie son chemin devant "La philosophie dans le boudoir". Car l'apologie de moeurs inedites mise a part, on manquerait ainsi de lire parmi les plus belles pages de la litterature francaise, ecrites dans un style que n'a rien a envier a celui de Chordelos de Laclos. On manquerait aussi "Francais, encore un effort si vous voulez etre republicains", essai dont le reste de l'oeuvre ne constitue finalement que le cadre et dans lequel Sade, pris dans la tourmente revolutionnaire, expose son systeme. En s'interrogeant sur la maniere d'organiser la societe pour satisfaire les besoins qu'il juge les plus legitimes de ceux qui la composent, c'est toute la contradiction d'une societe qui n'a pas encore su faire la part entre l'egalite et l'egalitarisme que Sade met a jour. Autrement dit, comment est-il possible de penser un groupe compose d'individus epanouis, quand l'epanouissement de l'un passe par l'asservissement de l'autre ? Sans doute, le raisonnement de Sade est biaise; on sent qu'il ruse avec les autorites pour donner corps a ses fantasmes ou du moins echapper a la censure, ce qui lui coute de se contredire parfois. Mais cela n'enleve rien a l'interet de sa question, sur laquelle on debouche encore aujourd'hui chaque fois qu'un evenement nous impose de mediter sur les limites des libertes individuelles - entre la liberte et l'egalite, on comprend ainsi que la fraternite constitue le moyen terme. Enfin, de savoir que la question a pu etre posee avec autant d'enthousiasme en 1794 suggere le climat d'excitation intellectuelle que dut etre la periode revolutionnaire, chacun exposant avec conviction son systeme, aussi delirant soit-il. Sade est donc a decouvrir, et ce livre sert cette entreprise a merveille.
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